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O HANAMI  |  MONIQUE PIETRI

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Monique Pietri
Au bord de la rivière Kamo ©Monique Pietri

Fête shintô du printemps, hanami « la contemplation des fleurs » fut à l'époque Heian un divertissement aristocratique, devenu populaire à l'époque Edo, toujours célébré en notre temps avec la même ferveur dans les deux capitales, l'ancienne Kyoto, l'actuelle Tokyo, et dans toutes les îles du Japon.

Fin Mars, début Avril, la pleine floraison des sakura empanache les villes de voûtes fleuries blanches et roses, attirant des foules qui admirent, méditent, festoient, parfois des nuits entières. Personne n'omet la visite aux fleurs des cerisiers.
Parcs, jardins des temples, berges des lacs et des rivières, rues montantes vers les collines, cimetières paisibles, féeriques sous des masses de pétales nacrés, comblent des promeneurs enchantés.

Mais mono no aware, « choses propres à émouvoir », ces fleurs exquises sont aussi belles que fragiles. Une dizaine de jours de vie radieuse. Et déjà, le souffle d'un vent, l'averse subite, dispersent les gracieux pétales qui tombent au sol sans même être fanés. Symbole parfait de ce temps éphémère toujours si présent dans la conscience japonaise. Source à toutes les époques d'une abondante littérature poétique. Invariant aussi du sentiment bouddhique de l'impermanence des choses.

Fleur de cerisier
de la rivière de Kamo
ne maudis le vent
car il ne lui appartient
de retarder ta chute
Le dit des Heik
XIIIe S.


Monique Pietri
www.monique-pietri.fr